samedi 20 janvier 2018

Les mauvais conseillers du Prince


Le boss de bécosse

LES MAUVAIS CONSEILLERS DU PRINCE


(Article paru dans Facebook, 18 mai 2012)

Suite au dépôt de la loi 78, j'écoutais la déclaration de Gabriel Nadeau-Dubois en appeler à la désobéissance civile. Geste courageux, surtout s'il accepte l'arrestation, l'humiliation, l'emprisonnement et l'amende salée à payer. C'est le moment, en effet, où les événements séparent les hommes des enfants. Malheureusement, à côté de lui, il y avait un enfant laid, vicieux, corrompu, Michel Arsenault, le président du syndicat F.T.Q., le syndicat de la pègre et du gouvernement, qui ravalait sa salive en répondant au journaliste qui lui demandait son avis sur cette déclaration, qu'il en parlerait avec Nadeau-Dubois en privé.
                     
C'est à vous dégoûter de ces vieilles mardes qui font la pluie et le beau temps, entre le yacht d'Accurso et les brunchs des partis politiques. Depuis le début de la crise étudiante, en sous-main, ils jouent aux conseillers du Prince, espérant voir les succès du mouvement rejaillir sur leurs personnalités falotes, et voilà qu'au moment où un geste de désobéissance civile annoncé, le seul geste qui nous permettrait de nous débarrasser une fois pour toute du gouvernement Charest, de la mairie corrompue de Montréal, le questionnement des institutions et leur rôle dans la société, que ce charognard va aller dire à Nadeau-Dubois de se trancher lui-même les couilles en reculant sur sa déclaration, afin de permettre à son hostie de syndicat pourri de continuer à magouiller entre les uns et les autres. Si en tirant la chaîne de la bécosse, certains voudraient y voir disparaître Charest, Courchesne et les autres baby-sitters de Desmarais, faudrait y ajouter ses chefs syndicaux dont l'écran de télé ne parvient pas à retenir l'odeur.


           
La loi 78 n'est pas une loi intelligente, elle déroge au principe de l'Habeas Corpus britannique pour revenir au principe de l'Inquisition où l'accusé doit faire la preuve de son innocence. Décidément, Charest s'est trop tenu avec Sarkozy. Il a perdu la tête dans tous les sens du mot, et «Québécois, encore un effort si vous voulez être démocrates», il faut mener cette guerre jusqu'au bout, sans trêve ni conciliation. IL FAUT AVOIR SA PEAU, et Lénine n'enseignait-il pas que dans les conflits de ce genre, parce que les groupes revendicateurs sont minoritaires, seule l'attaque était possible. Attaquer, harceler, désavouer constamment, jusqu'à l'écœurement s'il le faut, pour gagner son point. Les frais de scolarité sont loin derrière maintenant, il s'agit d'un principe de LIBERTÉ qui ne souffre aucune légalité douteuse, aucune autorité mesquine. Si M. Nadeau-Dubois veut «faire» l'Histoire plutôt que «de l'histoire», il est à la croisé des chemins, et son premier geste est d'écarter tous ces mauvais conseillers avant que lui-même ne devienne leur ombre honnie et ne prenne leur odeur.

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