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mercredi 10 octobre 2012

Un pays de christs de grosses vaches!

Stéphanie Trudeau, la féminité québécoise à l'œuvre?
UN PAYS DE CHRISTS DE GROSSES VACHES

La vidéo sonore présentée au Téléjournal de Radio-Canada du mercredi 10 octobre 2012 (http://www.radio-canada.ca/regions/Montreal/2012/10/10/004-matricule-728-spvm-arrestation.shtml) nous montre la douce et subtile agent Stéphanie Trudeau, la grosse police femelle qui crachait et pétait du poivre de Cayenne durant les manifestations étudiantes ce printemps et cet été, en pleine action contre quatre personnes. arrêtées dans une opération on ne peut plus nébuleuse. Comme une figure monstrueuse sortie tout droit de la superstition médiévale, nous la voyons, nous l’entendons, bouche d’égout crachant la haine comme la pestilence émanant d'un marais stagnant.

L’histoire est simple. Le 2 octobre, la police débarque devant un établissement de la rue Papineau près Ontario à Montréal. Là où se rassemblent des artistes, des gens de la rue, pauvres et inoffensifs. Un endroit sans doute ciblé par les policiers de la ville depuis le «printemps érable». L’un des hommes interpellés tient une bouteille de bière dans une main. De l'autre, il tient une porte pour permettre à des musiciens de monter leurs instruments à l'étage. Soudain, une grosse boule bleue sort de sa voiture de flics en invectivant le badaud. Elle lui demande ses papiers, puis le pousse, le jette par terre. Un ami tente de s'interposer, notre Graziella le prend à la gorge, comme une chienne vicieuse. Avec sa meute d’inutiles, sinon de nuisibles constables, elle s’engouffre dans l’escalier qui conduit à l’appartement de l’étage. Quatre personnes sont ainsi violentées, agressées, menacées, menottées, prises à la gorge dans un délire de violence de la part de la chienne à matraque.

Cet animal mythique, plus proche de la bête du Gévaudan que d’un honnête officier de police de la ville de Montréal - car il y en a -, a surtout été enregistré dans sa conversation avec l’agent de coordination au poste. Celle que les caméras des journalistes et de la télévision avaient filmée tout au long des manifestations étudiantes, vaporisant à qui mieux mieux le poivre de Cayenne sur tout un chacun et qu'une vidéo anglophone diffusait sous le titre A Star is born, l'agent matriculé 728, relance sa carrière télévisuelle. Faut-il croire qu'elle s'ennuyait à se pogner le beigne aux Ti-Mottons? S'étant emparée des téléphones cellulaires des prisonniers, l'épaisse pèse sur un bouton qui met l'un des téléphones en état d'enregistrer la conversation qu'elle tient avec son supérieur. Des extraits sont éloquents pour ceux qui ne verront pas la vidéo:
«Là on a réussi à le menotter, mais là pendant ce temps-là, toute les rats qui étaient en haut dans... les gratteux de guitares, c'toute des ostie de carrés rouges là, toute des artistes astie de, de, en tous cas des mangeux de marde, fait que là y sont comme toutte commencé à sortir de l'appartement tsé».

Parlant de l'arrestation de M. Lavoie, celui qu'elle a tenté d'étouffer avec une prise de kung-fu, elle dit:

«Là, on... on... je saute sur l'ostie de trou de cul. Là évidemment, y s'laisse pas faire, là l'encolure ostie, chu en train de l'étouffer, là je me bats avec dins escaliers, on se bat avec dins escaliers [...] Là finalement a voulu que j'lève le ton pis j'commence à sauter ma coche pour qu'y sa, se dispersent ou qu'y r'rentrent vers le haut tsé.»

«Même si j'aurais pas été 728 c'est des caves pareils, tsé c'est ben parce qu'il m'a reconnu, c'est ben sûr je suis facilement reconnaissable, une fille qui brasse y en pas 12 000 [...] Non je l'ai pas poivré ben j'étais sur le bord en tabarnak, j'étais sur le bord, ça me tentait en crisse, ben je me suis dit si je le fais ça va se retrouver dans les manchettes.»
Un tel dialogue sortie tout droit d'un mauvais scénario, laissé à l'improvisation même, confirme l’imbécilité mentale et le niveau de dégradation humaine atteint par Stéphanie Trudeau.

Mis devant la vidéo et les enregistrements filmés de la conversation particulière au moment de l’engagement, le service de police s’est vite empressé d’annoncer que la policière avait été «relocalisée», voire suspendue le temps de l'enquête interne. La question, toutefois, demeure la suivante : pourquoi avoir attendu que la bande vidéo soit diffusée sur les ondes de Radio-Can. pour comprendre que cette sociopathe était vraiment mentalement atteinte? Quelle profession, à part celle d'agents de la paix, pourrait se permettre de confier une quelconque autorité à une telle irresponsable; à livrer un droit de vie et de mort sur les citoyens à une apprenti-criminelle, faire d'elle une nuisance aussi infecte que toxique qui pourrait conduire facilement à une mort d'homme (ou de femme)? Les bavures policières des dernières années où des malheureux sans domicile fixe qui ont été tués par des policiers plutôt que désarmés trouvent là une source du problème. Cette culture de la lâcheté policière et de son agressivité désinhibée devant une menace anticipée. À côté, l’agression basée sur la paranoïa, la sociopathie, c’est autre chose. Et c’est le cas de le grosse Stéphanie.

Stéphanie-poivre-de-Cayenne, Stéphanie preneuse à la gorge, Stéphanie la grossièreté en uniforme, la numéro 728 qui pourrait inspirer une série à Podz et dont le scénario serait écrit par Patrick Senécal, c'est la banalité de l'horreur. Banalité quotidienne pour les manifestants qui l'avaient vite identifiée, sériée, détestée. La grosse 728! Cette Misery en uniforme exprime un niveau de haine cultivée et entretenue dans les services de police au Québec depuis les manifestations étudiantes. Ciblant les gens les moins offensifs, ceux qui se laissent capturer le plus aisément, quasi sans résistances, comme des agneaux parce qu’ils sont conditionnés pour obéir aux ordres de la policière, voilà les proies qui la font saliver. Des policiers, il y en a certes d'honnêtes, d'intelligents, de respectables et de compatissants. Ils sont, osons l'espérer, la majorité. Mais ils disparaissent tous derrière l'ombre extra-large que projette le gros cul de Stéphanie sur les écrans radars. Les autorités gouvernementales - ces libéraux qui, en ce moment, jouent aux vierges offensées quand la Commission Charbonneau étale devant les yeux du public leurs malversations (après le gros Thomassi, Mme Frigide Normandeau, David Whissell avant la Courchesne, avant la Beauchamp et autres tripoteurs libéraux) - ont dressé cette chienne pour mordre; elles ne peuvent s’en défendre. Et lorsque force est de constater qu’elle n’a pas la maturité mentale pour assumer respectueusement son devoir et encore moins son pouvoir, on détourne le regard. On met le blâme sur les manifestants. On s’apitoie sur les quolibets lancés contre elle. Demain, on en fera une martyre: «Non, ce n’est pas drôle d’être femme lorsqu’on exerce le métier de policier», et des féministes écervelées appuieront cette défense.

Car ce n’est pas que la grosse Stéphanie soit une femme qui cause problème. Le «beus» sont depuis longtemps identifiés pour la subtilité avec laquelle ils opèrent. Mais ils ne se laissent pas filmer pendant qu’ils vomissent leurs railleries. Ils savent que malgré le fait qu'ils aient pour protecteurs la SPVM et le syndicat des policiers et policières de Montréal, ils doivent se faire discrets, garder pour eux leurs mépris. Face à cette coalition patronale/syndicale, aucune poursuite devant les tribunaux ne peut tenir. La chienne en bleue aura sans doute les meilleurs avocats payés par les deux parties pour justifier son manquement au code. Stress, complexes, dépression… Si on a pu sauver la peau aux policiers meurtriers du malheureux «poseur de tapis» du motel de Rock Forest, je ne vois pas comment Stéphanie pourrait être condamnée! Réprimandée, mise en congé, envoyée aux classements d’étrons administratifs, oui; mais dès que les temps s’obscurciront, on la ressortira, on la munira de son «gun» - phallus dérisoire pour une femme, double d’un clitoris exacerbé par le manque -, et de sa cannette de poivre de Cayenne. Le racisme exercé contre les Pitt Bulls n’affecte pas les bêtes du Gévaudan.

Pendant que nous regardions le grand courage de la matricule 728, le bouffon de la Première Premier Ministre, le ministre Marceau, reculait, lui, la queue entre les deux jambes. Objet des partis d’opposition, le gouvernement péquiste ne fait que démontrer ce que j’avais affirmé lors de la campagne électorale : les maladresses, l’incompétence du Parti Québécois sous la direction de Pauline Marois ne cessent de s’afficher une fois porté au pouvoir. Les avancées et les reculs de Pauline Marois sont tout simplement en train de mettre la table pour le retour des Libéraux d'ici quelques mois.

Sans doute que les mesures économiques des premières semaines du gouvernement Marois étaient improvisées. Elles n’en étaient pas moins bonnes pour autant. Ce qu’il fallait faire, c’était confronter la tempête, ne pas prêter le flanc aux critiques de l’opposition, et foncer droit devant, affrontant risques et périls, sachant très bien qu'une fois la tempête traversée, les cris et les menaces s'estomperaient. À partir du moment où le navire prête le flanc, il est emporté par la bourrasque, se brise en deux, est englouti par les flots. C’est ce à quoi nous assistons. Il ne reste plus à ce gouvernement qu’à reculer sur Gentilly II… sur les frais étudiants et sur la loi 78/12, pour le voir disparaître corps et âme sous les flots. Alors qu’on était en droit d’attendre à une justice sociale que représentait l’impôt en capital rétroactif, l’abolition d’une taxe santé qui afflige les classes moyennes, un tiens vaut mieux que les deux que tu auras en 2013-2014, lorsqu’on sait que ce gouvernement aura bien peu de chances de survivre à ses maladresses, Pauline Marois a démontré que non seulement elle n’avait pas la carrure d’être un chef d’État, mais qu’elle n’était qu’une autre marionnette des centres décisionnels de la minorité dominante. D'Achab, elle est devenue la Moby Dick de son propre navire, de son propre gouvernement.

Étrange contraste que cette «Première» ministre qui recule, piétine, fait des entourloupettes, s’échoue sur le flanc comme une baleine se suicidant sur les côtes de l’Antarctique et la grosse Trudeau, fonçant tête baissée contre des malheureux sur le party. Nous voudrions oublier que ce sont des femmes, mais qu’étant femmes, elles sont hommes, et comme rien de ce qui est humain ne m’est étranger, hélas! je ne peux l'oublier. Quand le fou de la Reine dit au même téléjournal, que si le gouvernement s'est vu obligé de reculer sur la taxe santé, il respectait quand même «l’esprit» de la politique du Parti sur la question, l’ex-ministre des Finances, Raymond Bachand, a su sortir toute la finesse de son humour : «Vous voyez, M. Marceau ne respecte pas les promesses faites en campagne électorale». Comme une souris avec laquelle joue un chat, la pauvre Pauline est entre les pattes des Libéraux, fins, sournois, retors, qui la poussent, la roulent, l’empêtrent dans ses contradictions, la font tomber dans les marches du grand escalier, entre le drapeau du Québec et celui du Canada. Les Libéraux sont ainsi assurés d’un purgatoire qui sera bref. En reculant, le navire péquiste n'a rien gagné et tout perdu du capital de sympathie qu'il aurait pu cultiver dans la population. Lorsque la vieille cour de putes de Charest reviendra au pouvoir, Stéphanie sortira à son tour du sien et recevra sans doute une médaille pour la façon dont elle met son cœur à l’ouvrage et son dévouement dans la chasse aux carrés rouges. À la déception, les électeurs du Québec se rangeront du côté de la résignation. Voilà ce que sera l’héritage Marois, de ces quelques mois de pouvoirs - au plus lointain, au printemps prochain, après l’élection du nouveau chef du Parti Libéral.

Est-ce que cette expérience politique de quelques mois pénibles méritait la mort d’un homme? Tout cela ajoute à l’écœurement, à la démoralisation qui ne cessent de s’étirer tant il est vrai, comme le montrait Arnold Toynbee, que les civilisations mettent beaucoup plus de temps à mourir qu’à se constituer. Cette agonie de la civilité, de l’humanité, de la dignité des personnes, nous renvoie à cette brutalisation, à l’incarnation dans des chairs visqueuses la laideur de nos fausses sociétés de droits, de nos mensonges, de notre hypocrisie. Que la servilité et la corruption de tant de générations d’hommes politiques finissent par s’incarner dans deux images de femmes qui, pour n’être visiblement pas à leur place, consacrent un pourrissement irrésistible, irréversible, c'est là toute une tragédie pour la condition humaine, et particulièrement pour la condition féminine.

Certes, insulter ou abaisser comme je le fais quelqu’un qui s'est déjà illustrée par un comportement aussi vil dans le respect des êtres humains peut apparaître outrancier et indigne d’une quelconque approche d’intelligence. Pourtant, à parler avec trop de politesse, avec trop de civilité ou d’esprit à un peuple qui se laisse ainsi duper par des politiciens lâches et imbéciles et de même se laisse «dresser» par une sauvagesse inaccessible à l'idée même de civilisation ne nous donnent pas le choix. Il faut s'adresser à lui dans sa langue, avec son vocabulaire, sa déchéance langagière dans laquelle il se vautre et aime se reconnaître. Si, encore, il en était aux onomatopées, on pourrait dire que ce peuple est dans l’enfance, qu’il peut et qu’il va apprendre à parler, à dire, à maîtriser les mots, à les accorder avec la pensée, développer cette pensée en s’appuyant sur l’enrichissement du vocabulaire (même le Sélection du Reader’s Digest ne donne-t-il pas des leçons mensuelles d’enrichissez votre vocabulaire?), qu'il se raffinera, s’adoucira, deviendra le truchement par lequel échanger des mots sera une musique à nos oreilles.

Mais lorsque vous voyez cette grosse truie revêtue de l’uniforme d’un corps de police s’en prendre avec des prises de kung-fu sur des pauvres hères, prête à leur rompre la nuque s’ils résistent à ses gros bras adipeux repliés sur ses gros tetons pas de boutons; que vous l’entendez décrire les détenus comme sortant de repaires de «rats, de gratteux de guitares, des carrés rouges de marde» ou autres mots aussi «mélodieux», dignes de sortir de la bouche d’une femme qui a fait l’école de police de Nicolet, alors vous savez que vous n’êtes pas devant un peuple civilisé. Vous savez que vous êtes avec des barbares, pire, des sauvages puisque la civilité leur est incompréhensible. Multipliez les grosses Stéphanies, mettez leur une can de poivre de Cayenne entre les mains et plantez-leur en une autre dans le cul et vous verrez ce qu’elles sont capables de faire.

Tant qu’à son image inversée, je parle de Pauline Marois, première premier ministre du Québec : hautaine, elle aussi frigide de cœur et de pensée, hypocrite et vulgaire dans son onctuosité baroque, avec sa facilité à se laisser impressionner par des hyènes politiques alors qu’elles sont elles-mêmes empêtrées jusqu’au cou par de sordides histoires de détournement de fonds publics, d’accointance avec les maffioso, détrousseurs de cadavres d’État, et qu’elle aspire non seulement à former un gouvernement mais à créer un pays de tout ce ramassis de Stéphanie Trudeau et autres gros Thomassi, alors vous n’avez plus, vous-mêmes, pour survivre, qu’à bien identifier qui sont les vulgaires de ceux qui sont encore accessibles à ce que les Renaissants appelaient la dignité humaine, car vous vivrez dans une société, une culture qui en sera progressivement privée.

Nous, qui l’avons perdue, si jamais nous l’avons déjà eue, cette dignité ne nous mérite pas. Peut-être, si jamais nous ne disparaissons pas assez tôt dans le métissage planétaire opéré par la mondialisation des nantis, peut-être y accéderons-nous un jour. Mais, ce jour-là, les Marois finiront d'agoniser dans des Résidences Soleil et les Stéphanie Trudeau bien attachées dans leurs camisoles de force, avec leurs muselières. En attendant, elles sont ce que nous méritons collectivement⌛
Montréal
10 octobre 2012

9 commentaires:

  1. Juste pour tempérer les propos que je partage intérieurement avec vous, ma courte expérience de manifestant de ces successions tapageuses nocturnes de cet été est toute différente.

    Vers la fin de l’été, nous n’étions qu’un petit groupe le soir à vouloir nous mettre entre les pattes des policiers, à marcher dans les rues et scander nos slogans dans l’espoir, peut-être futile, de toujours vouloir changer les choses pour le mieux, et pas juste notre mieux, petit et personnel, mais celui que nous considérons honnêtement celui qui bénéficierait à tous. Tous ensemble, partageant notre faiblesse citoyenne sans réserve, sans retenue, sans hypocrisie sociale, nous nous sommes découverts tels quels, nous nous sommes acceptés mutuellement avec facilité et simplicité. Nous avons goûté à ces rares moments de réelle humanité.

    Nous avons partagé la rue avec les policiers. Ils nous surveillaient, venaient même nous questionner, voulant découvrir nos motivations et pourquoi pas nos points faibles. Ils appliquaient des règlements quasiment factices juste pour nous décourager mais avec cette étrange réserve qu’on ne leur connaît pas habituellement. Bien sûr beaucoup auront écopé de tickets et d’accusations pendant ces soirées de fin d’été mais il y a aussi qu’ils auront appris à connaître les plus fragiles d’entre nous, à les protéger presque d’eux-mêmes, dont moi.

    J’ai été choyé dans ce petit groupe de réactionnaires méprisés de la grande masse et y ai découvert ce qu’il y a de plus humain et aussi derrière les armures et les uniformes bleus, il existe des exemplaires de cette humanité. Je me suis permis d’aller les découvrir, tout gêné et apeuré que j’étais.

    Pas étonnant que dans un monde de contrastes aussi frappants, du plus noble qui se cache dans ce qui paraît crasseux et pourri, au plus exécrable qui ne se cache même pas derrière la noblesse obligée par la fonction, mes pensées ne soient jamais claires, que je me questionne sans arrêt, n’arrivant pas à flotter même malhabilement à la surface de cette société houleuse, et que plus souvent qu’autrement je sombre dans une folie dépressive au niveau des algues et du limon de notre race.

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    1. Je crois avoir été suffisamment tempéré par rapport au fait que tous les policiers ne sont pas des 728; qu'il y ait eu des policiers affables, sympathisants, responsables, humains avec les manifestants, c'est incontestable. Le problème n'est pas dans l'individu, saint ou pomme «pourrite», c'est dans la culture policière qui, dans une société où la corruption prolifère dans tous les milieux, devient l'équivalent d'un pouvoir autonome et arbitraire protégé par des écarts légalistes.

      Ce que vous me décrivez ressemble assez au célèbre syndrome de Stockholm : «Nous avons partagé la rue avec les policiers»… manifestiez-vous côte à côte? Non.
      Ou encore : «Bien sûr beaucoup auront écopé de tickets et d’accusations pendant ces soirées de fin d’été mais il y a aussi qu’ils auront appris à connaître les plus fragiles d’entre nous, à les protéger presque d’eux-mêmes, dont moi»? Vous sentez-vous comme une bombe à retardement sur le point d'exploser?… Qu'y a-t-il de noble dans le comportement de 728? Montrez-le moi et cessez de m'entretenir de policiers platoniques. Cessez de fuir dans le questionnement velléitaire et esquissez au moins des débuts de réponses sensées.

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  2. D'autres cas saisissants d'un autre genre de brutalité policière ont moins fait la manchette, et sont tout aussi grave, sinon plus: le refus de prêter assistance à un citoyen en détresse!

    La brutalité policière peut prendre différentes formes: https://www.facebook.com/photo.php?fbid=222740887842590&set=a.222730284510317.47960.100003200414014

    Et sans oublier le 4 mai à Victoriaville!

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    1. Contrairement aux pronunciamientos décrétés par l'armée, les États démocratiques glissent imperceptiblement vers l'État policier. Non tant qu'ils sont menacés autrement que par la cupidité et la rapacité matérielles de leurs minorités dominantes, mais par les frustrations et les ressentiments qu'elles ressentent à ne jamais avoir assez, à ne jamais avoir tout ce à quoi il est possible d'accéder; mais surtout, à ne jamais se sentir suffisamment à l'abri du manque qu'elles n'hésitent pas à imposer aux classes inférieures. C'est ce que nous vivons en Occident et, d'accord avec toi William, devant la variété et la quantité d'actes de brutalité policière injustifiés en croissance, il faut veiller aux grains de ce qui reste de démocratie éclairée dans nos sociétés.

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  3. Très fort ce texte, sauf la critique du PQ et de Pauline Marois que je voudrais plus tempérée. On verra pour le PQ qui est aussi à notre image comme pleuple. Ils ont bien commencé. Nous verrons.Parce que autrement c'est Québec Solidaire...

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    1. Merci de tes bons mots. J'aurais voulu ne pas faire cette association, mais, hélas, on ne peut sous-estimer l'effet des maladresses accomplies en moins d'un mois par le gouvernement Marois. Comme tu le constates, «ils ont bien commencé». Dommage qu'ils soient revenus sur ce bon commencement! Lorsqu'on décide de foncer, quelles que soient les conditions dans lesquelles on se trouve objectivement, rien ne doit nous écarter de notre voie, car la reconnaissance, en politique, ça n'existe pas. Seuls les succès comptent et nous imposent dans le respect des populations. On ne revient pas, comme ils l'ont fait, sur nos stratégies et à peine devons-nous adapter les tactiques aux situations instantanées. C'est une guerre, quoi qu'on en dise. Quoi qu'elle avait décidé, en toute logique, Pauline Marois devait foncer une fois la décision prise et ne pas revenir sur ses incertitudes. Elle a montré ainsi qu'elle était sensible aux pressions qui la font varier comme une feuille sous le vent; elle avoue sa faiblesse, son manque de leadership; qu'elle est une personne sous influence, non plus seulement face à son parti mais face à la population. Ce faisant, elle s'est discréditée pour la prochaine élection. Aujourd'hui, Marois et Harper, dont le gouvernement est toxique pour le Canada entier, s'entendaient comme larrons en foire sur le libre-échange! Va-t-elle finir par signer la Constitution, comme je l'ai prédit sans trop y croire? En effet, nous verrons. Et autrement, il ne restera, comme tu dis, que Québec Solidaire… Belle consolation!

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    2. Québec Solidaire; ils sont bien sympathiques mais là dans la réalité très concrète ils font le jeu des ibéraux et des forces de droite. Pensez y; en raison de la division du vote souverainiste les libéraux ont failli être reporté au pouvoir.
      Le PQ de Pauline Marois c'est encore tout jeune; à peine quelques semaines. Je ne suis pas un de ses fans, mais je dois avouer qu'elle m'impressionne. Les forces qui jouent contre le PQ et les idées de .gauche. sont énormes. C'est fou le nombre de petites chemises brunes qu'il y a au Québec. La base électorale du parti libéral n'hésite pas à se pincer le nez vaille que vaille au nom du maintien du lien fédéral canadien et du stato-quo politico-économique.

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    3. Pleinement d'accord sur la floraison des petites chemises brunes mal ajustées. Mais ce n'est pas Q.S. qui a enlevé le plus au P.Q., mais la C.A.Q., car la majorité gauchisante dite l'aile des Caribous s'est exclue depuis longtemps; elle s'est divisée entre Q.S. et Option nationale. C'est donc les revenants de l'Union Nationale, qui ont toujours mijoté en région et qui ont souvent donné au P.Q. la majorité qu'il ne pouvait emporter à Montréal, qui émigrent périodiquement vers l'A.D.Q. et maintenant la C.A.Q. qui a fait la minorité du gouvernement. Évidemment, les libéraux bénéficient et font mentir le souhait d'un changement qui ne s'est pas réalisé. Si le P.Q. de Pauline vous impressionne, c'est que ça ne prend pas grand chose pour vous impressionner! En fait, si. Elle m'impressionne par sa bêtise, bénéficiant du mythe journalistique créé de «celle qui a fait tous les ministères» comme gage de compétence! Ce pourrait être tenu pour l'inverse, aussi. En termes exacts, elle s'est agitée plutôt qu'elle a agit. On en verra tôt ou tard les conséquences…

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  4. Les policiers sont TOUS des BS de luxe. Leur paye ne vient pas de vos impôts? Ils se pavanent dans une voiture PAYÉ PAR NOUS, font chier le peuple et les moins forts (normal ce sont les losers du CEGEP), ne font rien de la journée à part grossir et élargir, ils quémandent aux commerçants car ils sont trop minables pour faire une levée de fonds (bien trop paresseux et pogne-en-cul!), ils battent les sans-abris et les sans-défenses, ils volent les commerçants pour les institutions financières qui leurs donnent des POTS-DE-VIN, donc, ils sont pas mal B.S. Le commentaires titres est désolant...pour les vaches! Quelle dégueulasserie d'être associés à des moins que rien.

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