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vendredi 4 mars 2016

SPVM - Poste 38. Méchant Boris et Cheeta à l'accueil

 
Poste 38 secteur Plateau Mont-Royal, du SPVM
SPVM - POSTE 38. MÉCHANT BORIS ET CHEETA À L'ACCUEIL

Combien de fois a-t-on vu sortir de son magic-box du SPVM une cassette pré-enregistrée de Ian Lafrenière s'adressant au public sur les réseaux de radio et de télé pour dire que le Service de Police de la Ville de Montréal est à l'avant-garde de la cyber-intimidation et de la cyber-diffamation.

Évidemment, la chose n'a de portée que si elle reste au ras du sol. C'est-à-dire sur Facebook, entre des adolescents qui se disent des hénaurmités. Une petite grosse avec des boutons avale-t-elle une bouteille d'eau de Javel parce que toutes ses amies fb rient de ses tâches de rousseur? Aussitôt, c'est le branle-bas médiatique au service de la police de Montréal. Ce ne sera pas particulièrement difficile pour les enquêteurs. On ouvre le i-phone de la fillette, on regarde son compte fb ou tweeter, on a les insultes associées au profil des délinquants, bref, on a tout ce qu'il faut pour traîner les ados vicieux au tribunal de la jeunesse. En un après-midi, tout est réglé, et les fiers enquêteurs peuvent aller faire leur petit tour à l’hôpital Sainte-Justine pour enfants, avec les caméras de télévision sur les talons, puis se donner rendez-vous chez Tim. Personne ne se sera tuée à la tâche.

Mais la cyber-diffamation chez les adultes? Là, c'est tout autre chose et on entre dans les profondeurs des lois manquantes, des zones grises, de l'incompétence policière. On ne prend pas ça au sérieux. Et on le devrait pourtant. Non parce que c'est mon cas, mais parce que c'est un exemple qui saute aux yeux de l'incurie du service de police de la ville de Montréal qui, depuis 2 ans, laisse ses policiers se promener avec des pantalons de bouffons, se moquant ainsi de la population qui paie pourtant leur salaire. En trois mots, paresse, matraque et impunité, voilà les trois piliers du SPVM.

Nous sommes le vendredi 4 mars 2016, vers 11 heures du matin.

J'arrive au poste 38, qui couvre le Plateau Mont-Royal. Celui jouxté au poste de pompiers dans l'étage supérieur duquel, il y a 25 ans environ, policiers et pompiers avaient été dénoncés pour y entraîner des guidounes à $5 lors d'une soirée bien arrosée. N'empêche. Le bâtiment est beau et rustique.

J'entre au poste de police, placardés du «Nous, on a rien volé!» Et comment! Quand ils sont arrivés, toutes les chaussettes avaient été remplies et les pieds s'étaient sauvés ne laissant que le bonus du quota de contraventions.

Donc, je rentre dans cet endroit et je constate qu'il n'y a pas foule. - On n'est pas au bureau de la Solidarité sociale ou Emploi Québec, c'est évident! - Dans le fond, derrière des vitres pare-balles, je vois un policier du genre féminin qui semble manger des petits raisins que son lapin lui aurait pondu ce matin.

Je la salue poliment. - Eh oui! je suis éduqué, malgré mon ton vitriolique. - Mais j'entends une grosse voix me répondre. Un autre agent se montre la binette, qui était cachée par le cadre qui sépare les deux vitres. Il est chauve, une touffe d'aisselle au menton et a le poignet droit dans le plâtre. Probablement une torsion d'un ligament à s'être agité le poignet à plus de 30 km/h!

Je lui explique ce que je viens faire.

«Je viens déposer une plainte pour cyber-diffamation.»

Il n'a pas l'air de comprendre ce qu'est la cyber-diffamation. Il me demande si c'est sur facebook.

Je lui explique que non, ce n'est pas sur Facebook, c'est sur Google. Facebook, c'est personnel; Google, c'est planétaire. Il y est écrit mon nom, mon titre de diplomation et un troll m'accuse de pédophilie.

Les deux se regardent. Le policier de genre féminin me dit :

«On peut pas se permettre de poursuivre tous ceux qui peuvent dire des choses sur nous autres, on en finirait pas. Après tout, qui sait si c'est vous, il y a plus d'un chien qui s'appelle (je ne me souviens plus du nom, mais je lui ai rappelé le non habituel) Pataud.»

«Mais tous les Pataud n'ont pas le titre de Ph. D.»

Méchant Boris, avec sa touffe de poil au menton, me revient : «C'est sur Facebook»... (Décidément, les rouages cérébraux sont engraissés par les gros beignets fourrés aux framboises).

«L’accusation de "pédophile" est une accusation criminelle. C'est mon nom, c'est ma fiche identitaire et on y associe un crime que je n'ai jamais commis. Car, la pédophilie, c'est bien un crime, n'est-ce pas?»

Il me demande si j'ai un casier criminel et si j'ai déjà été arrêté pour pédophilie.

«Jamais je n'ai été arrêté pour pédophilie ni même soupçonner. Je n'aime pas les enfants.»

Le policier de genre féminin a les yeux plongés dans son sac de raisins et s'emploie à retirer les petites roches qui lui pognent entre les dents.

«Personne ne sait qu'il s'agit de vous. Il n'a pas mis votre photo à côté du nom», me répond-t-elle avec une touche d'intelligence remarquable.

«Bah quoi! Je n'étais quand même pas pour lui donner ma photo en plus! C'est un type que je n'ai jamais rencontré ni vu de ma vie. Tout c'est passé par courrier électronique d'un de mes blogues». (En effet, ce voyou, Simon Picotte, est une pain in the ass et de son jeu de psychotique mégalomane, je me dis que c'est une autre épreuve que dans son infinie bonté, Dieu m'envoie pour mesurer la force de mon amour …mais sûrement pas envers lui!). «Quand même, repris-je, si vous aviez à voir votre nom propre associé à un acte criminel ça ne vous dérangerait pas?»

On aurait entendu un maringouin volé dans le silence de la vidosphère. Cela les dépassait entièrement. Ils auraient vécu avant l'ère du téléphone que je n'aurais pas eu meilleure réaction de leur part. Je perds facilement patience quand je suis devant un imbécile, alors imaginez deux!

«Avec ce qu'on a vu il y a deux semaines (l'affaire Jutra, où le mot pédophile a été utilisé et a causé une condamnation unanime avant qu'un seul témoignage ne soit connu), il suffirait qu'un détraqué voit ça sur Google et décide de régler mon compte! Vous préférez attendre qu'un lynchage se fasse plutôt que de prendre au sérieux une plainte criminelle»? (en fonction de l'article 3 du Code Civil du Québec qui dit : «Toute personne est titulaire de droits de la personnalité, tels le droit à la vie, à l'inviolabilité et à l'intégrité de sa personne, au respect de son nom, de sa réputation et de sa vie privée. Ces droits sont incessibles. 1991, c. 64, a. 3). Ces deux imbéciles n'ignoraient pas ce point, mais ils préférèrent l'oublier. L'important : ne pas ouvrir de dossier, la cour est pleine.

Là, j'ai compris qu'ils avaient atteint leur sommet d'endurance. Je me suis révolté contre leur badinage et le plumé se mit à répéter derrière moi, comme un perroquet, ce que je disais. L'incompétence n'avait pas meilleure figure que ces deux zouaves qui, comme Mott & Jeff, me niaisaient. C'était frustrant.

La vérité n’a pas le charme de la télévision.

Le service de police de la Ville de Montréal, contrairement aux caricatures des séries télé, n’est pas constitué par des êtres dévorés de démons intérieurs, comme dans 19-2. Ce ne sont pas non plus des enquêteurs pris aux interrogatoires, comme dans Mensonges. Ce que j’ai devant moi, ce sont deux trous de cul qui végètent dans un poste de police avec mission de ne pas ouvrir de dossier et de ne pas rompre la monotonie de la vie du poste.

Les policiers de la ville de Montréal ont trois maximes : paresse, matraque, impunité. «Protéger et servir», c'est la farce de l'heure et le Ministère de la Justice - sous un Couillard comme sous un PKP -, est une tirelire dans laquelle les citoyens engouffrent des millions par année pour se donner l'illusion d'une équité des individus face à un droit accessible pour tous. Les gouvernements oublient que l'abus de rapacité financière a tué le mythe chrétien du dieu juste enfermé dans un petit tabernacle. Maintenant, sous nos démocraties libérales, c'est le mythe kantien de la Justice enfermée dans la grosse caisse d'État qui a perdu toutes crédibilités. Ce qui permet à une Me Anne-France Goldwater de jouer à «l’Arbitre» télévisuel, avec son lot de préjugés et de parti-pris anti-sociaux, qui la discréditent pour toujours à ne jamais siéger sur le banc. Encadrés par le Service de police, défendus becs et ongles par un syndicat de casseurs, poignet cassé et mangeuse de raisin peuvent blesser, tuer, extorquer tant qu'ils peuvent puisque la loi de l'omertá agit ici comme dans la meilleure des mafia. La morale de cette histoire sera donc la même : il n'y a de justice que celle que nous appliquons par nous-mêmes.

Le poste 38 du Service de la Police de la Ville de Montréal ne sera sans doute pas vexé par ce brûlot, puisqu’il ne diffame personne et qu’on ne peut pas prendre une façade d’édifice pour les gens qui s’y cachent derrière. Tout se fait donc, en parfaite transparence

Montréal
4 mars 2016

4 commentaires:

  1. Le seul truc pour l'instant qui me vient à l'idée c'est cette jolie maxime :
    le travail c'est la santé, ne rien faire c'est la conserver.

    ¨Pour ne rien se faire voler, décidément ils font bien de rien faire pour tout conserver.

    Faudra passer à la prochaine étape pour que ça commence à donner quelque chose :-)

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  2. Trop de beignes et de petits raisins. Comme disaient les Romains : Tim Horton’s la Perfida Capua des polices québécoises.

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  3. Pour déprimer encore plus, il fait faire un petit tour là : https://cobp.resist.ca/en/temoignage-de-brutalite-policiere

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    1. Oups... il FAUT faire, pas fait faire.

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