VENEZ PARTICIPER AU FORUM DE LA SOCIÉTÉ D’ÉTUDES ET DE RECHERCHES EN PHILOSOPHIE DE L’HISTOIRE (S.E.R.P.H.) À L’ADRESSE FACEBOOK : https://www.facebook.com/groups/SERPH/?pnref=story

POSEZ DES PROBLÉMATIQUES,
SUGGÉREZ DES DÉBATS,
RÉPONDEZ ET INTERVENEZ DANS LES DISCUSSIONS EN COURS.
C’EST GRATUIT, ET POUR AUTANT QUE VOUS VOUS INTÉRESSEZ AUX QUESTIONS DE CIVILISATIONS, DE CULTURES, DE SOCIÉTÉS, IL VOUS SERA POSSIBLE D’ÊTRE UN SPECTATEUR ENGAGÉ DANS LE MONDE EN CE PREMIER XXIe SIÈCLE.

mardi 10 décembre 2013

Célébrons nos valeurs québécoises

E. Z. Massicotte. La quête de l'Enfant Jésu
CÉLÉBRONS NOS VALEURS QUÉBÉCOISES
 
N.D.L.R. Suite au succès, aussi impressionnant qu’inexplicable, de la campagne des zélétrons municipales animée par M. P. Cornudet et sa gracieuse et charmante épouse, nous entendons récidiver avec cette chronique quotidienne sur nos valeurs québécoises que nous entendons bientôt célébrer avec une charte promotionnelle.

Car quelle période de l’année se prêterait-elle mieux à célébrer quotidiennement nos valeurs qui reposent toutes dans la tradition et nos mœurs festives et bien arrosées? Non, ne vous inquiétez pas mes bons amis, malgré la reproduction d’E. Z. Massicotte qui illustre cet article, nous ne vous offrirons pas une autre ennuyeuse série de Soirées canadiennes du bon vieux temps. Nous reculerons, tout au plus, un demi-siècle en arrière, afin de nous reporter dans le contexte de la jeunesse des baby-boomers.

Là, vous aurez l’immense plaisir de vous rappeler des conseils de nos anciens directeurs de conscience : Me Alban Flamand, de Janette et Huguette (Bertrand et Proulx), du Père Marcel-Marie Desmarais (le frère de l’autre) O.P. Leur pétillant esprit demeure à jamais parmi nous.

Comme pour l’article précédent, nous exposerons des images gaies et primesautières, toutes de bon goût, sur la vie familiale du Québec à l’orée de la modernité; à cette époque où la joie d’être Canadiens Français était incontestable et difficile à pondérer. Cette fois-ci encore, nous aurons recours à un porte-parole, M. Crackpot Poutine (nuls liens de parenté avec l’autre). Remercions M. Sylvain Bolduc qui a abandonné sa physionomie à l’esprit ductile de M. Alain Francœur dont l’habileté à manipuler photoshop rendra le visage de notre guide tout à fait approprié aux commentaires de notre sélection d’images nostalgiques et mélancoliques.

Les Valeurs Québécoises du temps des fêtes

Monsieur. Dites à votre épouse combien vous l'appréciez. Ne la considérez pas moins que votre animal domestique préféré. Songez qu'elle vous a donné une belle petite fille et qu'elle vous prépare trois repas par jour. Plus votre bière, vos chips Hostes, vos pantoufles feutrées et votre revue des sports. Témoignez-lui de l'affection en la tapochant de temps en temps, car une femme battue est une femme chaude au lit. Enfin, retenez bien ceci, monsieur. Vous êtes descendant de colons et de bûcherons, sachez conserver le meilleur de votre héritage.



Quand j'étais petit, je n'étais pa grand, et pour faire plaisir à ma maman, je suis devenu Scout. Mon nom de totem était Pudding Chômeur. Aussi, ma maman faisait-elle souvent de la crème fouettée pour décorer mon gâteau préféré. Elle léchait toujours la cuiller de bois pour savoir si elle était assez épaisse, ou assez sucrée… la crème, pas la cuiller. Elle en mettait partout, partout, tellement elle était fière de moi : comme garniture sur la soupe chaude, avec du steak à place des patates pillées, et même au bout de mon zizi qu'elle léchait avec la même frénésie que la cuiller. Aah! les mamans un peu trop attentionnées… On ne les oublie jamais.

   ❊

Voulez-vous savoir comment je suis devenue alcoolique? Voulez-vous vraiment que je vous le dise? Eh bien, c'est à cause de ma mère qui transvasait le vin de pissenlit qu'elle mettait toujours pour arroser sa maudite volaille à marde qu'à faisait bouillir dans son presto. Elle en mettait aussi dans sa christ de sauce hot chicken et dans ses pétates pillées. Tout goûtait le maudit vin de pissenlit. À'c't'heure, c'est elle qui mange les pissenlits par la racine. Et c'est moi qui vais pisser mon vin sur sa tombe.

    ❊


Les petites filles de chez nous aiment faire des cupcakes avec leurs poupées Barbie. Elles se servent du beau poêle Bélanger de maman Plouffe. Elles démembrent d'abord leurs poupées, puis jettent les morceaux dans une mixture de lait et d'œufs à température élevée. Une fois les poupées en train de fondre, elles augmentent le feu et brassent le tout avec la cuiller de bois. Mmm! Ça sent bon jouet Mattel en fusion. Ensuite, elles vident le tout dans les moules à cupcakes et garnissent les petits gâteaux d'une crème séchée de sucre candie de couleurs attrayantes. Pas besoin de passer par un P.D. pour savoir faire la cuisine de chez nous…

 
 
Papa reçoit son boss du bureau ce soir, aussi maman m'a-t-elle envoyé me coucher de bonne heur. «Avec ta maudite face laite, tu vas faire honte à ton père devant M. X. Comme il tient à sa promotion, il veut que la réception soit simple et de bon goût. Tu gâcherais tout en te montrant la face. Reste dans ta chambre, pis surtout bouges-en-pas!» Aussi, a-t-elle fait claquer la porte derrière elle en guise de sévère avertissement. Je ne voudrais surtout pas faire honte à mon papa. Ah! c'est dur, dur déjà d'avoir une face de clown parmi les autres élèves et ma maîtresse, c'est encore moins intéressant parmi ses parents…

 
La toque d'un Grand Chef doit s'adapter à la forme de sa tête. Ainsi, avec sa grosse tête de cochon et sa peignure, Crack Bank Reaggea n'arrive pas à se coiffer proprement pour préparer les plats des fêtes. Ses cheveux graisseux, ses yeux sous les effets des amphétamines, les lunettes suintantes au-dessus du nez l'ont fait exclure de la compétition des Chefs. Par contre, notre jeune gay à droite a compris quel genre de coiffure s'adaptait le mieux à la forme de sa tête et s'est enfilé le super Condom Chief Toque de Canayan Tire. Cette toque dit à tous que le rouleau à pâte et le fouet n'ont plus de secrets pour lui.


Crack Tire, le cousin du Bid Michelin, a étéi nvité au party des fêtes de M. Firestone. Évidemment, comme la soirée s'annonce «fluide», M. Firestone a mis tout en œuvre pour que la diversité du menu puisse coïncider avec le niveau des flatulences discursives qui vont animer la réception. Le frigo, le vaisselier, la petite table de verres roulante toute garnie de hors d'œuvre de Ritz recouverts de caviar, et surtout les olives qui agrémentent les martinis, expliquent pourquoi notre joyeux tire se précipite vers ce lieu de débauche gustative.


Ma femme, Raymonde, elle 'a pas le tour avec la volaille. Elle court derrière la poule en brandissant sa hache comme si la poule l'attendait pour se laisser trancher la tête. Mais. Que voulez-vous? C'est une femme! J'lui a crié : «Rymonde, joual vert! T'as d'l'air d'une squaw hystérique qui court après son Jésuite!» Moi, j'pogne le cou de la poule d'une main, pis le couteau de Norman Bates de l'autre, pis couic! Ensuite, j'lui rentre la broche dans le trou d'cul, pis j'la fas tourner pendant 3 heures au-dessus du feu. Assaisonnez pis servez! Comme le boucher Desnot qui «savait travailler les viandes» le jour où il trancha la tête du gouverneur de la Bastille, j'ai conservé la dextérité de mes ancêtres.

Parents, soyez zen avec vos p'tits monstres. Modérez votre violence instinctive. Frappez où c'est le plus humiliant. La bonne vieille fessée est particulièrement recommandée par le gourou Swami Ring Poche de l'ashram boulevard Rosemont. À chaque coup, maman, répétez dans votre tête : Oom! Oom! Oom! Plus que «Tiens, mon p'tit christ! Tiens mon tabarnak! Tiens mon ostie!» Ça vous fait inutilement monter la pression et vous prédispose à la bonne vieille crise cardiaque, aux ulcères d'estomac ou à l'hystérie. Frappez avec sérénité et adulation pour le Swami, et venez faire bénir votre main pour la modique somme de $5.00 (la main) à l'ashram boulevard Rosemont. Ooomm!

 
Jadis, il fallait une Bécassine pour préparer un simple souper familial. Grâce à la nouvelle famille bourgeoise, finis les domestiques qui ne savent plus tenir leur place ou manquent de discrétion. Après tout, Raymonde est tout aussi bavarde qu'une boniche bretonne et pour autant qu'elle sait compter jusqu'à trois, elle risque de ne pas trop faire d'impairs. De plus, elle a suivi les cours de mises en place de services du chanoine Labrioche p.d. Elle était juste bonne à marier le jour où Crack a mis la main dessus, comme la dinde dans le four quand la petite cloche sonne…




L'hiver est une saison difficile pour les abeilles. Gelées dans leurs ruches, elles ne peuvent venir emmerder les tables à pique-nique du parc. Si encore, comme le grillon du foyer, elles pouvaient se réfugier dans les chaudes maisons. Imaginez le snack qu'elles se feraient autour de la table du réveillon! Le gros mon oncl' sur une fesse. La douairière sur un téton. Les enfants dans la figure. Crackpot dans la poutine et Raymonde sur le bout du nez. C'est simple. Il n'y a pas de Noël pour les abeilles. Alors, elles n'ont plus qu'à disparaître…

 
Le sort en est jeté. Je suis condamné à disparaître comme un vieux Brontosaure. Je ne pourrai plus que livrer des bébelles commandées sur Amazon et ebay. Finies la joie de livrer des factures d'électricité et de téléphones; finies de niaiser avec les cartes postales kétaines; finies la distribution des cartes de crédit et les circulaires. À c't'heure, ce ne seront plus que des gogosses empaquetées dans des boîtes de carton remplies de petites bulles : des salières et des poivrières de Venise, une cafetière de Vienne, un moulin à café du Brésil, des fourchettes de Mark & Spencer, une carafe d'olives d'Athènes. Rien qu'à y penser, je commence à maigrir…


 
Raymonde, joual vert! Vas-tu finir par descendre de ma tondeuse à pelouse Bruno-Lalonde de Canayan Tire? Je n'arrive plus à la faire décoller. Elle adore se promener dessus, rien que pour se faire voir des voisines et les rendre jalouses. Moi, qui pensait me prélasser tout l'été; mais non! Madame tond le gazon! Elle le rase jusqu'à en arracher la racine! Et là, elle vient tout juste de scrapper les lames en voulant tondre l'asphalte de l'entrée de garage!!! Ma Raymonde ne se lasse jamais de piloter ma Bruno-Lalonde de Canayan Tire que ça en devient inquiétant. J'suis tu en train de perdre le contrôle, là, mwé?



«Dire que c'est moi qui ait offert à ma fille son premier livre de recettes. Je voulais en faire une petite fille modèle, bonne à marier. Un soir, en arrivant, elle me dit : "Dépêche-toi, mon p'tit papa chéri. J'ai préparé le repas moi toute seule". J'ai regardé ma femme, Raymonde, assise en train de googouler qui m'a répondu avec un sourire : "Oui, toute seule". Une épaisse soupe de couleur verte soi-disant crème de céleri; un cœur d'artichaut fourré d'une crème sûre; un riche pâté de foie gras assaisonné des onze épices et fines herbes du Colonel, enfin au dessert, du Jell-O mauve avec de la crème fouettée Dream Whip. J'ai eu l'estomac lourd toute la soirée et après que je me sois endormi, bah! Je ne me suis plus jamais réveillé.



Où est passé ce temps où le bœuf disait au hibou : «Tu es chanceux, ta femme est chouette, tandis que la mienne est vache»? Aujourd'hui, les choses se font différemment. Lorsqu'une mère dit à son fils, «Tu es mon grand veau», il lui répond : «Eh toi, ma grosse vache». Ça vaut bien une console vidéo pour les fêtes.

C'est ce soir que la petite Rainette passe à la télé pour la célèbre représentation de Casse-Noisette. Mais ses parents, Crack et Raymonde, ont préféré changer de poste et regarder l'émission culinaire de Germaine Gloutnez …en reprise. Sachant que la petite Rainette souffre de varices aux jambes, ils ne lui donnent pas le premier acte avant qu'elle se pète la gueule sur la scène. Morale de cette histoire : une recette réussie vaut bien qu'on se pète la gueule pour en manger.

«En regardant la première échographie de ma Raymonde, je trouvais que le fœtus était parfaitement constitué. La gynécologue restait, tant qu'à elle, assez suspicieuse. Je lui ai dit, "c'est merveilleux, c'est un garçon". "Mmm! fit-elle avec un air inquiet. "Qu'est-ce que ça pourrait être d'autre, et il faut reconnaître qu'il est déjà fort bien membré pour son âge! Tout comme moi!" Lorsque 7 mois plus tard, Raymonde se délivra! Joual vert! L'infirmière me dit, "C'est une fille, M. Crackpot". Depuis, on l'a vendue, pas trop cher, suffisamment pour rembourser l'hypothèque sur la maison, au Cirque du Soleil et on l'exhibe comme Lady Crack Snake. Avouez qu'on a fait une maudite bonne affaire!»

La maman du petit Crack Lafrenière est fière de lui puisqu'il va siéger parmi les Immortels de l'Académie française. Aussi, lui a-t-elle préparé une recette proprement haïtienne venant de ses lointains ancêtres québécois. La tarte à l'affaire louche. Le plus difficile est de bien cuire l'affaire louche. Il faut la préparer, selon la superstition, dans la carrière-dans-côte, où les rayons du soleil ont un effet débilitant mais savoureux. Le fumet aphrodisiaque rend toutes les grenouilles coassantes et il faut la manger le soir de la pleine lune. Après ça, tu es nourri à vie…


 


Ca y est! Crackpot vient de se réveiller. Il n'a pas acheté le cadeau de Noël de Raymonde car il n'a pensé qu'à la boisson pour se packter durant le temps des fêtes. C'est de même pour les anciens hippies, toujours rien que d'la bière, bière, bière, et encore de la bière. Alors que Raymonde, qu'il a épousée nubile, à peine sortie du couvent, aurait bien aimé quelques petits martinis secs avec olives piquées sur un toothpick, un Singapour Sling ou une Vodka tonic pour accompagner ses délicieux hors-d'œuvre faits avec des tranches de Prem sur des biscottes Ritz enduites de Cheeze Whiz. Non, décidément, le temps des fêtes n'est pas le temps du bon goût. Heureusement qu'est est derrière nous.

 


La Crack Volante, aumonière des pistes d'atterrissage, a commencé sa carrière d'aviatrice lors de la Grande Guerre dont elle se prépare à fêter le centenaire l'année qui vient. Elle aime se remémorer ce fils qu'elle avait eu suite à une collision avec l'hélico de l'Agent Glad. C'était un vrai p'tit monstre. Un ratoureux qui, à chaque année, lors de la sortie du 25 décembre, lançait des cocktails Molotof sur le traîneau du Père Noël, abattant par le fait même, deux ou trois rennes de la shot. Et ça, rien que pour pas que les petits Allemands aient des cadeaux. À la Noël 1917, alors qu'il s'apprêtait à répéter ses exploits des années précédentes, le Père Noël l'attendait de pied ferme avec un bazooka et lui a fait sauter la tête d'un coup sec! Casquette comprise. Depuis, la Crack Volante est rester clouer au sol et bénit les passagers qui meurent dans les crash lors de décollages ou d'atterrissages manqués.

 


Baby, le p'tit dernier de la famille de Crack Poutine, est le pirate de la confiserie Oscar, la succursale sur Ontario. (Raymonde, sa mère, lui dit de ne pas aller trop loin, sur Sainte-Catherine ou Mont-Royal, elle tient à l'avoir à l'œil.) Il entre donc armé d'une Kalachnikov dans la boutique et oblige le confiseur à lui verser  dans des sacs de papier brun de 5 lbs, la totalité des différents bonbons contenus dans ses étals. Son plaisir sadique consiste à dépouiller les autres enfants de leurs petits sacs de réglisse ou de sucre d'orge. C'est un être diabolique dont la seule justice sera la carie dans terre. Il y a chez lui un esprit criminel précoce puisqu'il prend pour modèle Paul Desmarais et veut œuvrer à aider les sans-abris.

 
Qui ne se souvient comment la petite Michèle Richard avait pleuré à voir sa maman embrasser le Père Noël? Cette année, dans la famille Poutine, Baby, Rainette, pis l'autre dont j'oublie le nom, voient maman Raymonde embrasser le Père Noël. C'est joyeux, rigolo, plein de saveur du temps des fêtes ce gros bec mouillé tout sucré. Oups! Papa commence à enlever son costume… Oh! il est tout nu en dessous… …et ce n'est pas papa qui sort du costume!!! Papa Crack, lui, joue le rôle du Père Noël auprès des enfants des familles gaies au Centre d'Achat Les Cocus contents…  Le voilà qui tient sur son genou cet espiègle de petit Cornudet qui veut avoir une grosse exposition pour l'année 2014. Le Père Noël, j'pense, lui réserve plutôt une grosse …pénétration.

 
Depuis la déception de la veille, la petite Rainette Crackpot a vu son innocence mise à dure épreuve par deux fois. D'abord, elle a appris que les chiens aimaient son p'tit derrière tout blanc. Ce qui l'a amenée à se poser certaines questions sur l'honnêteté des intentions des chiens. Ensuite, quand elle a surpris dans le salon, en soirée, la version XXX de Mary Poppins que papa Crackpot regardait (en privé). Quel fut son étonnement d'apprendre que Mary Poppins avait obtenu son emploi, non par le fait qu'elle tenait au bout d'un parapluie qui vole dans les airs, mais pour un exercice bucal livré sur Mr. Banks et dont elle ne saisissait pas tout à fait la portée. Décidément, Noël sera triste pour bien des enfants cette année!

 
Crack Poutine ne peut résister à l'appel de la publicité, même celle qui combat le consumérisme dans le temps des fêtes. Aussi, comme la campagne rejoignait sa cupidité innée, il a décidé de s'offrir lui-même comme cadeau aux membres de sa famille. Quelles ne furent pas leurs réactions à ce don de soi! Raymonde s'est mise à hurler d'hystérie et s'est enfermée de rage dans sa chambre; Rainette, déjà passablement ébranlée par ce qu'elle avait vu la veille, s'est jetée par le balcon enneigé sur le toit d'une voiture. Baby a flingué Longue Queue, le chat de la maison. Sa propre mère a pris une surdose de valium et la police est venue arrêter Crack pour grossière indécence. Ne croyez jamais ceux qui disent que votre présence est le plus cadeau que vous pouviez leur faire!

 

«Je suis engagé par le gouvernement nippon pour ramasser toutes les bouses laissées par Santa Claus, les rennes et les lutins le lendemain de la fête de Noël. C'est un travail écœurant car tant de biscuits saucés dans des verres de lait, ça finit par agir comme un laxatif. Ça pue comme en enfer! Et de plus, l'Empereur du Soleil Levant n'aime pas mettre les pieds dans la bouse, il faut donc qu'à moi tout seul, je ramasse les tas laissés par ce troupeau de délinquants. Et cette année, il y en a! C'est pour ça qu'on m'appelle le ピクシーのたわごと , le lutin de merde».



On a pensé d'abord que c'était un problème assez évident de vision, ce que l'on a vite écarté pour favoriser la thèse de l'attentat suicide : un terroriste islamiste travesti en Père Noël. Mais il avait la barbe blanche. Zut! Puis, même s'il prétend ne boire que du lait, il lui arrive de prendre un coup… pour se réchauffer. Encore, l'année dernière, il avait été arrêté en état d'ébriété aux reines de son traîneau. La baloune avait explosé à la face du policier! Ensuite, on a pensé que c'était le maire Ford qui avait pris la place de Santa et qu'il était sous l'effet du Crack. On s'est dit : «pas le Père Noël quand même». Enfin, quand on a compris qu'il avait foncé tout droit sur la maison parce qu'il textait, on a pas eu besoin de lui enlever sa tuque ni sa fausse barbe pour reconnaître Denis Coderre. Un autre Santa Claus mort en devoir. R.I.P.


 
Si le Père Noël ne descendait pas du singe, c'est qu'il y aurait quelque chose qui ne marche plus dans la théorie de Darwin. Ce Santa Claus empaillé du Smithsonian Institute nous montre bien les traits communs aux deux. La rondeur de la bédaine, la pilosité (du brun naturel au rouge du costume), l'air nonchalant, les barniques et le goût du Homer qui a remplacé le chariot qui arrivait toujours en retard. Moins de crottes, propre à l'Âge du Renne, à l'Âge de Santa, qui roule avec pétrole extrait des sables bitumineux. Voilà une preuve nouvelle à ajouter à l'évolutionnisme. Mettez ça dans votre pipe bande de Créationnistes et fumez!



Crack Pilote est un commandant d'avion expérimenté. Jeune, il a commencé avec un stéréotype qu'il s'était fabriqué lui-même pour se propulser dans les airs. Une  rumeur tenace circule à l'effet qu'il ait été à l'origine du mythe des soucoupes volantes et des martiens! C'était un véritable casse-cou qui faisait l'admiration de tous les ingénieurs. Jusqu'au jour où il est passé par la fenêtre d'une couventine, Raymonde, et qui l'ait mise enceinte. De plus, les bigoudis qu'elle portait lui avaient crevé les yeux. Aussi est-il le seul pilote d'Air Canada à être aussi aveugle qu'il est parfaitement bilingue.

 

Crack est une personnalité très susceptible. Il n'a pas pris qu'on lui ait dit qu'il avait une coiffure à la Xavier Dolan! Ça a saigné du nez! Le sien. Pis, par son regard au-dessus des lunette, on lui a dit qu'il était aussi hypocrite que Brian Mulroney. Ça non plus, il ne l'a pas pris. Ça a fini en ambulance! À l'hôpital, où il a passé trois jours. On lui a dit que son pyjama rayé en était un d'enfant. Il a explosé. C'était moins pire que si on lui avait dit que c'était une chemise hawaïenne. Mais il ne s'en est quand même pas moins tiré avec quelques horions. Enfin, une femme élue premier ministre! Là, il a couru s'acheter une Red Ryder, en vente à prix d'aubaine chez Canayen Tire. Il ne faut pas jouer avec les émotions des autres.

 
Voici cette grande folle de Crack Weird, la pédale de la famille, qui entend faire une surprise particulière au réveillon du Nouvel An. Toute la scène est déjà fixée dans son regard. D'abord, il (ou elle) s'est arrangé(e) avec la petite Rainette pour faire une entrée surprise par la porte du jardin. Surveillant Raymonde, caché dans l'armoire de la planche à repasser, il l'a vue apporter de la cuisine le gâteau recouvert de sucre candie et orné de tranches de poires. Sachant que Crack Poutine en raffole et qu'il ne remarquera rien une fois la face dans le gâteau, Crack Weird s'approche de la table, saisit l'aîné - dont j'ai toujours oublié le nom -, lui baisse les culottes et l'emmanche sur la table, la face dans le bouquet et entre les deux bougies. Épuisée par sa journée à cuisiner, Crack Raymonde va se laisser choir dans son fauteuil favori et googouler à son ami Jean-Paul qu'elle commence à ne plus être capable de supporter le temps des fêtes dans cette famille de dégénérés.


Tout le monde ne regarde pas la vitrine de Ogilvy's avec la même convoitise qui se lit dans les yeux de Crack Yo. Il aura beau faire des raps de Noël, il ne ramassera pas assez d'argent, comme jadis le joueur de cuillers qui se les tapait sur les genoux. Ne lui reste plus que l'espoir de s'intégrer à la chorale de l'Armée du Salut et partir avec le magot à la fin de la représentation. Ah Noël! Quelle misère! (Et dire qu'il a déjà dépensé le fric qu'il avait piqué en travaillant pour la guignolé des média, plus ce qu'il avait dérobé pour le show du Refuge de Dan Bigras!)

Durant le temps des fêtes, la famille a visité l'exposition des Samouraï. Après, ils ont été souper chez Fucker's. Crack, bien entendu, a pris une poutine extra-jumbo Fucker's, avec smooked meat extra et Cheeze Whiz fondu avec petites pitounes rouges et vertes. Raymonde, la gastronome de la famille, a préféré le super sandwich au Klic garni de tranches de fromage Velveeta et, concédant au végétarisme, une feuille de laitue, le tout rehaussé de la célèbre sauce Worcestershire, plus les célèbres frites Fucker's bien huileuses. Junior (dont j'oublie le nom), impressionné par les soldats impériaux japonais, a commandé le Ninja Fucker's servi dans une carapace de tortue renversée avec du hachis filandreux vert garni de petites pitounes rouges. Rainette, a cause de ses varices aux jambes, a préféré le bol de salade verte Fucker's, garnie de carottes. C'est depuis ce temps-là qu'a rote! Enfin, Baby, toujours aussi insatiable, s'est bourré la face dans une extra-large pepperoni-fromage pizza Fucker's. Il en a été malade, vomissant partout dans le restaurant après la 15e pointe! Une soirée familiale comme on les aime, chez Fucker's.
Il était beau gosse dans son jeune temps, notre Crack. Même très sexy. C'est pour ça qu'il a accroché le regard de Raymonde. Mais ce qui l'a décidée à le choisir, c'est lorsqu'il l'a amené devant la vitrine de Chez Birks, où magasinaient Lisa Frula et Louise Beaudoin en quête de petites cuillers d'argent. Crack lui a dit : «Ma chérie, si tu me maries, je t'achète l'ensemble de coutellerie, plus la marmite et le bain marie». Raymonde ne se possédant plus, elle lui dit oui tout de suite. Et Crack de lui ajouter : «Plus l'imprimante à feuilles d'hosties pour faire les reproductions de couvertures de livres sur les gâteaux si tu me donnes un p'tit dans l'année». En amour, comme en affaires, pas de niaisage!


 
Au cours des party des fêtes, il est normal que les différents fêtards comparent leurs conjoints respectifs. À ce jeu, Raymonde est toujours perdante. Alors qu'elle traîne son blondinet de mari avec elle, elle rencontre l'époux chic et distingué de son amie Julie. Il n'hésite pas à faire le service et est toujours d'une politesse impeccable. Lorsqu'elle le voit, l'idée de l'adultère lui traverse irrépressiblement l'esprit. Puis, il y a Anne-Sophie, dont le mari est de la «haute». À chaque Noël, il ridiculise Crack avec un tour pendable. Là, elle a des bouffées de chaleur qu'elle met sur le compte de la ménopause. Enfin, Anne forme un couple idéal avec un homme riche et sexy. Celui lui rappelle que le bon vieux temps est passé et qu'elle doit ramener son ahuri devant le poste de tévé jusqu'à l'année prochaine.


Il est passé le temps où le roi Henri VIII Crack pouvait se servir d'un maquillage de la loi pour faire trancher la tête à deux de ses épouses. Passer en Amérique, la démocratie nous oblige à tout faire par nous-mêmes. Ainsi grand-papa Crack a-t-il enfourchetté sa détestable épouse à la face de plâtre peu amène qui ne cessait de geindre : «Crack, le feu chauffe pas assez!», «Crack, le toit coule!», «Crack, va promener le chien!», «Crack, tu bandes mou!» Alors un bon matin, après avoir préparé le p'tit déj. à son épouse, Crack est revenu de la grange avec la fourche et slatch! Morale de cette histoire : on est jamais mieux servi que par soi-même! Ça ne finit-il pas bien l'année, mes bons amis?

Même si notre téléviseur était un Motorola à quatre postes en noir-et-blanc, il nous était interdit de regarder l'écran de trop près ou dans l'obscurité. Exception faite pour le Bye Bye. Cette année-là, Crack le Beauceron allait s'ajouter aux vedettes pour faire rire des gens de son coin. On avait pensé à Maxime Bernier, mais il était perdu, habillé en cuir, au Dogue. Raymonde a averti les enfants qu'au retour à l'école, ils affirmeraient ne pas connaître le dit Crack. Raymonde est très susceptible sur les questions de convenance. Et, convenons-en, la prestation du dit Crack n'était pas très …convenable. Quoi qu'il en soit, c'est le Nouvel An et si vous avez trouvé l'année dernière écœurante, attendez de voir la prochaine!

Lorsqu'il était petit, le saint Curé Crack d'Ars n'était pas grand, mais il écoutait toujours sa maman. Mammaire d'Ars lui expliquait sa future vocation. «Tu vois mon petit, ce n'est pas comme le gros Antoine Bertrand qui s'est montré une couille au Bye-Bye. Si je dispose mes seins sur la sainte Table, c'est parce que je te dispose à la seinteté. C'est un sacrifice de ma pu'd'heure parce que je n'aie pu'd'âge. Comprend l'âne bénie qui voudra!» Et c'est ainsi que fut éclairée la route du saint Curé dont un ancien employeur disait qu'il était le modèle des ouvriers car il travaillait beaucoup et mangeait peu. Deo Gratias!

«Rymonde, joual vert! Viens voir ce que la femme du Quaker est en train de lui faire!» … Veux-tu ben m'dire qu'est-ce qu'elles ont ses céréales que les miennes n'ont pas pour se mériter de telles faveurs? Non seulement il a les plus terres du comté, mais il reçoit aussi les plus belles femmes. Il a de même les plus enfants, alors que moé j'ai rien que trois crottés. Et les plus belles vaches, j'oubliais! Et les plus beaux instruments aratoires. Et moi? Je n'ai rien. Même sa femme lui donne de ces avantages que jamais ma Raymonde ne consentirait à me pourvoir! Non. La vie est trop injuste!


 
Le jeune Crack Nerds, qui fait à lui seul les quatre gogos de Big Bang Theorie, a reçu un kit complet de laboratoire de chimie. Il s'est même trouvé de l'uranium enrichi pour fabriquer une bombe atomique dans la cave de la demeure familiale. Il a ainsi bombardé le sapin de Noël d'isotopes afin de le rendre radio-actif, manière à éviter de payer l'Hydro pour les chandelles. Voilà pourquoi, même les lumières fermées, le sapin irradie dans toute sa splendeur. La joie d'avoir un génie à la maison!

 

Par contre, le frère de Crack Nerd, lorsqu'il a hérité du kit de laboratoire de chimie de son frère, a trouvé une utilisation moins respectable. Très vite, il est passé de la riboflavine aux amphétamines, à la cocaïne puis à l'héroïne et son cerveau est maintenant complètement gelé. Voilà pourquoi, à Noël, cette année, papa et maman lui ont acheté un téléviseur, un tourne-disque stéréo et une dactylo afin d'éveiller ce qui reste d'activité cérébrale dans ce grumeau de gélatine. En fait, tout ce qu'ils espèrent, c'est d'appliquer au plus vite la loi sur les dispositions à mourir dans la dignité afin de mettre un terme à leur - je veux dire - à son supplice. Façon de déconnecter là où il n'y a plus de connexion.

 
Le lendemain de Noël, Crack s'est sauvé de Raymonde et des enfants - prétexte congrès international des ophtalmologistes - pour se retrouver en Floride à badiner sur la plage et jouer avec les dauphins. C'est la façon de se rappeler que son mariage l'a déçu. Il rêvait d'une épouse modèle, entièrement dévouée à son service, le matin lui servant le café comme un ange, voltigeant pour aller chercher ses rôties, les tartiner de confitures, etc. Au lieu de ça, le matin, elle traîne de la savate, bougonne des mots incompréhensibles en tenant sa cigarette puante, et lui sert des sandwiches au Spam avec du beurre de peanut. De plus, elle a le teint verdâtre comme une grenouille. Voilà pourquoi il traînasse sur la plage à manger de la crème glacée. Il en prend toujours deux, une par main, et de couleurs différentes. Il appelle ça «le sorbet à Raymonde». Heureusement qu'elle ne l'entend pas parce que ça irait mal dans cabane…

 
Eh oui! Raymonde l'a su. On ne sait trop comment, mais quand Crack est revenu, sa femme lui a fait une de ses prises du collet dont elle a seule le secret, ce qui l'a, disons sans pléonasme, légèrement déformé. Pour se faire pardonner - et redresser la face -, Crack l'a emmenée à Vegas, où Raymonde a pu jouer aux slot machines, assister au spectacle platte du Cirque du Soleil qui se passe dans l'eau et être assise dans la première rangée au spectacle de Celine. Pendant que son mari subissait une intervention plus que douloureuse, Raymonde en a profité pour jouer l'hypothèque de la maison au Casino, où elle a évidemment tout perdu, mais elle s'est fait cruiser par un crooner gigolo et offert un repas cinq étoiles au McDo de luxe. Le tout s'est terminé au Motel Harris, l'un de ces lieux dont il vaut mieux ne pas trop savoir l'adresse.

 
La chirurgie esthétique a fait renaître le bon vieux Crack, à peine un peu moins sexy que du temps de leur première rencontre. Il a pu reconquérir le cœur de Raymonde et rattraper une partie de l'hypothèque en faisant du stand-up comic. Ce qui lui a permis de rencontrer la jolie et talentueuse Rosebudd. Ce fut le coup de foudre. Crack crooner a amené avec lui la belle Rosebudd au Motel Harris, dont il vaut toujours mieux ne pas connaître l'adresse, tandis que Raymonde les suivait en auto, avec une grosse perruque sur la tête et une épaisse paire de lunettes noires. Une fois arrivé au motel, le couple s'est empressé de s'adonner à leur concupiscence lorsque la porte soudainement s'entrouvrit bruyamment. «Ha! Ha! - Familyprix» et Vegas a connu le threesome le plus cochon de sa longue histoire de vices et de crapuleries. Ainsi la famille Poutine fêta-t-elle les valeurs québécoises en ce début d'année 2014.

«L'Egg Nog Nouveau est arrivé! L'Egg Nog nouveau est arrivé!», hurle le crieur pour célébrer la fin du temps des fêtes. Sa femme Raymonde l'accompagne. Elle a revêtu son costume de petite vache, celui de la grenouille étant à la buanderie, afin de rendre sympathique cette période où le Egg Nog favorise les rendez-vous d'hiver. Le lait de poule, que l'on trait des poules qui ne pondent pas, s'apprête fort bien avec un doigt de brandy, pour rehausser le parfum de noix de muscade ou de cannelle. Le rhum et le whisky - jusqu'à la limite du whisky dick toutefois -, peuvent également agrémenter votre boisson favorite. Mieux que le Beaujolais nouveau, le lait de poule est offert au chocolat lorsqu'il provient d'une poule brune… Egg Nog, ce qui joint l'étable au poulailler…

 
Malgré son allure hautaine et sa morgue faciale, Crack Vedette a commencé sa carrière sur les planches par un malheureux accident. Il devait aller remettre, en coulisses, un bouquet de fleurs à Alys Roby quand il lui est rentré dedans. Quel émoi! On pensait qu'elle allait encore sauter une coche! Qu'il faudrait aller chercher la camisole de force, appeler les ambulanciers et pomper les électrochocs à 60W/s. Non. Elle s'est relevée, dignement; a regardé le jeune homme penché vers elle, tout confus, et lui mettant son chapeau sur la tête, lui dit: «Tenez petit, pesez ce que c'est qu'être vedette au Québec». Depuis, c'est lui qui pète une coche et doit subir des électrochocs à 100W/s, d'où ces trognons de chevelure hirsute qui se dressent ici et là.

Sœur Marie-Mataclaque (née Crack) de la Repentance est, ce qui vient de dire, «jeune putain, vieille dévote». Dans sa jeunesse, elle lisait les cartoons sans se préoccuper de son âme. Et elle ne le faisait pas toujours vêtue… Après une vie de débauches sans nom, Sœur Marie-Mataclaque de la Repentance a quitté le poteau pour la croix. Elle s'est faite nun. Certes, elle conserve encore quelques signes ostentatoires de sa vie passée, mais comme ils ne sont pas interdits par la Charte, elle peut baiser le corps du Christ en croix autant de fois que ça lui plaît, sans que les marques de rouge à lèvres ne soient considérées comme impudiques par l'Église. Essayez, dans une société de faire ça à un policier ou un juge…

Raymonde est tellement contente de son aspirateur Sunbeam qu'elle a reçu comme cadeau à Noël que pour se venger, elle s'est rendue au Jean-Coutu acheter le calendrier des pompiers de l'année. Elle y retrouve, entre autres, les photos de Mister Black Crack, le cousin noir de son mari, qui y figure à chaque nouvelle édition. Elle en rêve. Voix groovée à la James Brown, corps de Mr Fittnest, coiffure en éponge sur la tête… Lorsqu'elle passe l'aspirateur Sunbeaum en mai, elle danse, elle batifole, elle fredonne en regardant le pompier Black Crack mettre son casque en guise de coquille. En août, lorsqu'elle pousse sa Sunbeam dans le salon, elle a des sueurs froides en plongeant son regard sur Black Crack qui se fait péter les bretelles de son suit sur ses nipples. En octobre, elle en a perdu connaissance quand elle a vu Black Crack se mettre la hose au bon endroit. Elle est tombée par terre, et la Sunbeam a continué son chemin toute seule sur le parquet du salon. Lorsque les ambulanciers sont arrivés, la Sunbeam en était à aspirer la petite culotte de Raymonde.


Aujourd'hui, c'est la fête des Rois. Le Crack Pantocrator règne sur son royaume de Fanatismo. Mieux que Santa Claus qui gave l'hédonisme des enfants, le Crack Pantocrator distribue des cadeaux de circonstances : aux amateurs de porno, une crise cardiaque en se branlant devant l'ordi. Aux divorcés, qu'ils se séparent dans la haine et la violence dignes du duo Guy et Isabelle. Aux tapettes mariées, d'avoir un psychopathe à la Magnotta comme fils. Aux tapettes non mariées, que leur trou de cul devienne incapable de toutes rétentions. À ceux qui veulent abréger leurs souffrances, une mort lente, interminable, dans la décomposition d'abcès purulents et de douleurs insupportables. Aux lesbiennes qui pratiquent le broutte-minou, que la crampe vaginale de l'une étrangle la langue de l'autre. Aux avortées, les remords perpétuels jusqu'aux enfers. Aux putains, de se voir envahie par une travailleuse sociale bien-pensante. Tabarnak! J'suis en christ de tant de turpitudes morales parmi l'humanité. M'en va toutes vous exterminer en envoyant mon Antéchrist : frère Jean-Luc des Rédemptoristes à l'œillet violet suivi de son gnome voilé. Après ça, vous me remercierez d'avoir sauvé vos âmes. Que cette année soit votre dernière. Amen.

 
 



Hem! Après ces souhaits venus du fond du… du fond du cœur, moi, Raymonde Crackpot, je vous invite à suivre mes interventions quotidiennes durant la prochaine campagne zélétronale provinciale cédulée pour le printemps prochain. J'entends y recevoir vos députés locaux et m'entretenir de questions fondamentales avec eux ou elles, selon le cas … Au fait? Vous auriez pas vu où j'ai pu perdre ma p'tite culotte?


Crack et Raymonde reviendront au début du carême, afin de vous préparer aux bonnes Pâques
  












14 commentaires:

  1. ah mon crapaud, une chance que je suis venue zieuter sur ton blogue...on va pas s'ennuyer, avec Crackpot .... concernant ce que tu écris, est-ce vrai que la famme c,est comme un steak ? Plus tu le bats plus il est tendre ? Et qu'en plus elle en redemande ? Faut bien connaître la femme, comme vous cher bloggueur qui conseillez ce rustre Poutine.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Pour la femme, je ne sais pas. Mais il semblerait que ce serait assez vrai pour le steak.

      Supprimer
  2. Je parie que, parlant valeurs québécoises de baby boomers, vous allez aussi raconter celles offertes en spectacle par quelques-uns des plus fortunés d’entre eux : celles de nos plus illustres caviardeurs de leur évasion fiscale dans les paradis à valeur ajoutée de bonne conscience maison de la Belle Province que sont les fondations de charité privées, telle la Fondation Chagnon, pour ne nommer qu'un de ces siphons du trésor public au profit des intérêts particuliers à gros sous et immense réputation internationale qui font notre fierté, paraît-il, aujourd’hui.

    Roger Boisvert,
    Shawinigan

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je médite. À une par jour, il y en a tellement. Mais comme les bébés mangent des livres et que les livres sont faits pour être mangés avec papa, comme dans la publicité de la Fondation Chagnon, j'ai peur que le papier en caoutchouc me tombe sur le foie, qui n'est pas très bon. Il faut laisser l'imagination au pouvoir suivre son cours... Bonne journée Roger.

      Supprimer
  3. et toi petit JP tu aimais ça que ta maman lèche ton zizi en bois ? Heureusement que je ne te connaissais pas car j'aurais appelé la DPJ. Tu savais que les mamans ne sont pas supposés faire ce que les petites filles te faisaient en dessous de la galerie . Elle ont le droit oui mais juste avec les papas.

    RépondreSupprimer
  4. oups, je me suis trompée....c'est Crackpot Scout qui parle pas mon beau JP. Non il était pas assez assidu aux réunions de scouts pour mériter sa crème fouettée le vilain JP.

    RépondreSupprimer
  5. quand la petite cloche sonne, ça signifie que la dinde est prête non ? Pas qu'il est temps de la mettre au four....ou de la mettre tout court.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Tout dépend de quelle «dinde» on (qui exclut la personne qui écrit) parle.

      Supprimer
  6. je pensais à Paris Hilton, c'est la dinde que Obama a épargné cette année, y paraît.....

    RépondreSupprimer
  7. bin oui c'est comme pour les maringouins....on n'en voit pas l'hiver et ils ne peuvent survivre longtemps à l'intérieur des maisons chaudes. Dieu et Allah sont bons.

    RépondreSupprimer
  8. la tondeuse....tu ne sais p-ê pas mais j'ai enlevé le siège, et de ce fait elle me procure de petits plaisirs que tu n'es plus en mesure de me procurer pauvre Crackpot....si au moins il n'y avait pas ton diabète qui t'empêche de te faire prescrire le précieux Viagra ! Alors fous moi la paix veux-tu ? Bruno-lalonde lui fait la jobbe . Ayoye ! Une grosse roche.....

    RépondreSupprimer