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lundi 21 février 2011

François Legault et le troisième secret de Fatima

















FRANÇOIS LEGAULT ET LE TROISIÈME SECRET DE FATIMA
ou
DU N’IMPORTE QUOI À DU N’IMPORTE QUI


Les montagnes accouchent des souris. C’est bien connu. Encore une fois, nous sommes, au Québec, passé à deux doigts d’une césarienne de montagne pour finalement faire accoucher François Legault d’une souris: un document, qui ne se veut pas encore un programme de parti, mais portant sur quatre axes privilégiés en vue de l’orientation du redressement politique et économique du Québec: l’éducation, l’amélioration des services publiques, l’économie et la culture. Trois domaines qui exigent des dépenses de l’État, et un quatrième - l’économie -, qui vise à chercher le financement pour les trois autres. Encore une fois, du n'importe quoi! Entre les lieux communs vertueux (qui peut être contre l’éducation? contre l’amélioration des services publiques? contre la culture (en autant où celle-ci est rentable, avec le Cirque du Soleil et Céline Dion Inc.)), enfin l’enrichissement et - vieux dicton de George-Étienne Cartier et du curé Labelle -, l’appropriation de notre sol (et de notre sous-sol tant qu’à y être). Comme les Québécois attendent tous un sauveur pour les sortir de là où des générations de libéraux et de péquistes blancs bonnets/bonnets blancs les ont laissés s’envaser dans l’économie néo-libérale, pourquoi pas se précipiter dans les bras de n’importe qui! Ils l’ont fait avec Lucien Bouchard (qui les a grevé du système de santé pour parvenir à atteindre son obsessionnel déficit zéro), avec Mario Dumont (et son rire niaiseux), enfin (?) François Legault et son langage bébéesque, digne compétiteur de Charles Tisseyre.

Legault se veut rassembleur. Fédéralistes et Souverainistes, même combat pour sortir le Québec du purin - pardon! du pétrin - où il s’enlise. Cessons de nous disputer autour d’une question sans importance, celle du statut constitutionnel du Québec et misons sur «les vraies affaires». Sur ce point, son argument est celui du génie de l’évidence, monsieur de La Palisse: «Il faut sortir du déni. On ne peut pas attendre éternellement le grand soir.» Évidemment, quand on est lucide et qu’on a «tué la lumière» en nous (au sens étymologique lux (lumière) cedere (tuer)), on a pas besoin d’attendre de grands soirs! Puis, les litanies commencent: «Il faut que l’éducation devienne la priorité au Québec». Monsieur de La Palisse applaudit. Oui, mais quelle éducation? Car l’alternative de Montaigne demeure toujours présente: des têtes bien faites (l’éducation humaniste centré sur le développement de la personnalité) ou des têtes bien pleines (de techniques orientées pour le marché du travail)? Que pariez-vous? Si vous êtes naïfs, vous êtes perdants. Si vous êtes bon observateur, vous décrochez le gros lot!

François Legault, comme le découvreur de l’eau tiède, considère que l’avenir de la culture passe par le français. Évidemment le succès du groupe Arcade Fire aux États-Unis et en Angleterre est dû au fait qu’ils chantent en français! Dans la mesure où nous considérons que la culture, c’est d’abord et avant tout, comme le dit le nom du ministère, des «affaires culturelles», le français n’est qu’une variable accessoire. Bravo si nous pouvons exporter nos talents et nos génies, mais ce ne sera pas en français qu’ils perceront dans un monde voué à l’anglicisation des affaires et des spectacles. Même les Français se résignent à ce deuil, que la gloire internationale du français, au si lointain XVIIIe siècle, est chose du passé. Aussi, faut-il bien comprendre ce que M. Legault a en tête: «Le soutien à la langue française ne doit exclure a priori aucune avenue législative ou juridique». Comme François Ier, il veut tout simplement un Édit de Fontainebleau du Québec qui statuerait que tout ce qui concerne les lois québécoises s'écrive en français, et pas vraiment beaucoup plus. Autant demander ce qu'on a déjà!

Côté économie, là notre montagne nous propose le «nationalisme économique» à une époque où la doxa des milieux d’affaires est le libéralisme à tous vents. Quel courage! Que se passe-t-il avec notre ex-lucide? A-t-il définitivement perdu la lumière? Est-ce la raison pour laquelle ses ex-collègues Lucien Bouchard et Joseph Facal se sont retirés de son programme? La formule est pourtant alléchante: passer de l’état de «succursale» à celui de «propriétaire» et évoquer les grands succès de la Révolution tranquille en souhaitant un retour à un «certain» nationalisme économique; ça paraitrait le gros bon sens. Mais voilà, d'une part, tout notre secteur secondaire, le secteur industriel, a été littéralement sacrifié aux rendements des profits au cours des vingt dernières années pour être relancé à l'étranger. Avons-nous oublier qu'afin de rendre possible la signature de traités économiques internationaux dans le cadre du libre-échange nord-américain, le Canada a sacrifié une partie de la production agricole et de la production industrielle du Québec? Comment relancer une économie de «propriétaires» qui soit autre chose que des propriétés de services, aptes à soutenir toute une économie nationale? Car il n’y a plus que les services qui soutiennent l’économie québécoise: services publiques, petits commerces (les gros sont propriétés étrangères), fonction publique, et secteur culturel qui souffre d’emphysème. De l’autre, le secteur primaire, l’agriculture, l’exploitation des richesses naturelles appartiennent encore à un type d’économie coloniale qui se remet difficilement de la longue tradition de ce que l’économiste Innis appelait le staple - un produit d’exploitation (et non de transformation) générateur de l’économie de toute une région. L’ensemble de l’économie canadienne (et donc québécoise) est retournée à ses sources de territoire de prélèvements de richesses, (ce que cache le scandale écologique de l’exploitation des sables bitumineux et des gaz de schiste). Le nationalisme économique, oui, mais comment? «Il faut qu'on soit capable de mieux épauler nos entrepreneurs et qu'on utilise tous les moyens disponibles pour garder nos sièges sociaux importants», avance François Legault. Ouf! Rien de plus révolutionnaire que de consolider l’économie des petits entrepreneurs, des petits propriétaires, des petits fournisseurs et des petits sous-traitants. Bref, «un pet de nonne» qu’on fait entendre comme une trompette de Jéricho!

Si Legault entend s’orienter vers un parti politique, son collègue Charles Sirois, homme d’affaires qui ne tient sans doute pas plus à s’exposer qu’il faut, si jamais il soumissionnait pour des contrats du gouvernement, rejette, semble-t-il «du revers de la main», l’idée de création du parti. Voilà, il y a déjà de l’eau dans le gaz. Schiste, nous sommes encore devant un «mécanisme de consultation publique»!

«Ah! Pauvre Québec», me disait-on autrefois être le troisième secret de Fatima! Depuis, Jean-Paul II, qui a échappé à un attentat «papicide», a récupéré ce troisième secret à son compte. Mais il est vrai que face à François Legault, la Vierge Marie a un pif pour l’analyse politique qui ne dépare pas. La pauvreté du personnel politique, tant au niveau intellectuel qu’au niveau de l’éthique, est déplorable. Sans espérer que la démocratie se choisisse des génies comme portes-paroles, l’inventaire des chefs politiques laisse plutôt à désirer. L’opiniâtre Jean Charest, qui restera toujours le meilleur à tirer les avantages même des pires situations, parce que c’est une «bête politique» dans le meilleur sens du terme. Un debater hors-pair qui réussit même à susciter l’hystérie chez son adversaire, la cheftaine péquiste Pauline Marois, qui rêve de devenir la première femme premier ministre du Québec - c’est le seul poste qu’elle n’a pas encore occupé depuis les longues années des gouvernements Parizeau, Bouchard, Landry -, mais qui ne soulève pas plus d’enthousiasme parmi le public qui ne voit en elle que la Castafiore de son château de Moulinsart. Comme Marie-Antoinette, elle lui préfère d'ailleurs son Trianon de Charlevoix où elle peut jouer à la jardinière. Aujourd'hui, il y a bien la ministre Courchesne qui essaie son honorable péteux sur tous les fauteuils qui reçurent jadis celui de Pauline, afin que chaque parti puisse mettre face à face leur lutteuse dans la boue, au grand plaisir de tous les fans des bars-salons de province, le jour de la prochaine campagne électorale venu. C’est de la B.D. tout ça.

Il y a aussi les deux marginaux. Gérard Delteil d'abord, héritier de Mario Dumont, après des hauts et des bas, et plus de bas que de hauts de l’A.D.Q. Semble-t-il qu’il aurait été approché par Legault et qu’il se serait défilé, considérant sans doute qu’un tiens vaut mieux que deux tu l’auras. Il ne manque plus qu’à s’associer Maxime Bernier et nous aurions ainsi le véritable parti populiste démagogique que l’A.D.Q. a toujours été. Un parti de poujadistes (dont ils n’ont sans doute jamais entendu le nom), pleins de ressentiments contre tous et contre personne. Des banlieusards qui ne veulent pas que la Commission des Droits de la Personne touche à leurs nègres de jardin. Eux aussi sont tentés par le nationalisme économique, mais un nationalisme libéral où les lois du marché s’appliqueraient à l’interne contre l’envahissement progressif des marchés étrangers, plus costauds. Bref, la rencontre du pot de terre et du pot de fer. Le pot de fer heurte le pot de terre, et on n’y retrouve plus que de la monnaie «mickeymouse» et des traites d’hypothèques de matériels d’outillage, de petites entreprises et de maisons privées.

L’autre marginal est le sexy Amir Khadir. Évidemment, il a un problème avec les chaussures, mais c’est très à la mode - depuis qu’un journaliste irakien a lancé les siennes à la tête de George W. Bush -, de se déchausser et de lancer ses godasses contre le poster de ses adversaires. Les souliers auraient-ils remplacés les tartes à la crème? Malheureusement, depuis Sparte, on sait que les diarchies sont des régimes qui tendent à brouiller - et à se brouiller - au fur et à mesure qu’approche le pouvoir. Infesté d’anciens communistes sur le retour, eux qui comme le roi de France n’ont rien appris ni rien oublié, reprennent les vieux mots d’ordre d’En Lutte et du P.C.O. (pas l’agence d’extermination de coucarachas, mais le Parti Communiste Ouvrier d’allégeance maotsétougesque), Québec Solidaire reprend le manichéisme qui voudrait qu’il n’y ait que deux façons de venir à bout du capitalisme: la «ligne» erronée (la mienne, qui se refuse à croire que les capitalistes vont se laisser dépouiller sans réagir, jusqu’à utiliser la violence s’il le faut, art dans lequel ils sont passés maîtres, et qui suppose malheureusement la violence défensive) et la «ligne» juste, celle d’Amir Khadir et de Québec Solidaire qui est de révolutionner le capitalisme jusqu’à le déformer au point que son père (Adam Smith ou Karl Marx?) ne le reconnaîtrait plus. Rendu à ce point, une fois que la solidarité s'est vouée à toutes les vertus (féministes, écologistes, socialistes, indépendantistes, etc.), il est difficile de voir une stratégie à long terme menant vers la prise du pouvoir et une tactique essentielle pour éviter d’être contraint par la résistance capitaliste à céder par des moyens de pression peu orthodoxe en démocratie libérale. Bref, le profile d'Amir Khadir ne se rajoutera pas à ceux de Marx, Engels, Lénine et Staline sur les drapeaux rouges.

Évoquer les trois secrets de Fatima pour geindre sur un Québec désert d’hommes d’envergure dans une situation qui n’a de prospère que l’apparence, c’est évidemment recourir aux cauchemars catholiques que notre petit catéchisme nous a fort bien imprimés durant notre enfance. L’article Wikipedia nous dit qu’il n’y a pas trois mystères de Fatima, mais un seul en trois étapes. Déjà Claude Morin conseillait la Vierge Marie à l'époque! Décidément, ces Péquistes, quels farceurs! La Vierge aurait décrit aux trois petits bergers portugais une «grande mer de feu», l’enfer, on l’aura reconnu… «qui paraissait se trouver sous la terre»… Ah non! C’est du magma! Quoi qu'il en soit, dans cette mer de feu rôtiraient les âmes et les démons maudits dans des braises transparentes, noires ou bronzées. Dans une pluie d’étincelles, ces démons se distingueraient par des formes horribles et dégoûtantes d’animaux épouvantables et inconnus. On sait désormais d'où les films gores américains se sont inspirés… Les sauces et ragouts moisis de marque Puritain faisant le reste.

Le second secret se veut didactique. Ici, la Vierge et François Legault suivent une même inspiration. Comme François, elle demande d’abord de l’honorer sous le titre de «Cœur immaculé», ensuite elle enseignera comment sauver les âmes de l’enfer. Après des annonces d’Apocalypse terrifiantes à venir, elle implore la Russie de se départir des communistes. Pour empêcher une nouvelle guerre, elle demande la consécration de la Russie à son Cœur immaculé et la communion réparatrice des premiers samedis. Si on accepte ses demandes, la Russie se convertira et on aura la paix. Sinon, ce sera la guerre, avec sa suite de martyres catholiques et une immense peine au Saint-Père. Enfin, elle annonce que le Portugal se conservera toujours le dogme de la foi. …puis vient le troisième mystère, sensé être tenu secret «Ceci ne le dites à personne. À François, oui, vous pouvez le dire». Mais qui est ce «François» dont parle la Vierge? Ah! ah!

«La troisième partie se présente comme une vision allégorique, susceptible de diverses interprétations», nous dit l’article de Wikipedia. Mais on sait tous comment «Jean-Paul II s'y est référé explicitement après l'attentat dont il a été victime sur la place Saint Pierre». En fait, c’est du pur délire millénariste. Un ange qui, avec une épée de feu, répand les flammes qui ne s’éteignent que sous la main droite de Notre-Dame. Décidément, la Russie ne s’est pas convertie au Cœur immaculé de Marie! L’ange, lui, appelle à la pénitence! Puis Dieu fait apparaître un Évêque vêtu de blanc et les enfants ont le pressentiment qu’il s’agit du Saint-Père. C’est là où Jean-Paul II s’est identifié à l’Évêque surnaturel. Il traverse une ville en ruine, vacillant, comme le Christ portant la croix jusqu’à être tué au sommet d’une montagne. Ici, le millénarisme se modernise, car à côté des flèches, les démons l’abattent également à coups d’arme à feu. Tout le reste est du même encre. …Mais il n’y a pas de soupir virginal «Pauvre Québec».

Pourtant, à regarder la situation politique actuelle, elle aurait eu raison de soupirer, la Vierge, et autant de fois qu’il faut pour essayer de balayer la sottise qui règne en ce Parlement depuis tant d’années. À l’heure où la jeunesse des pays arabes se soulève contre des dictateurs corrompus, ici nous célébrons l’esprit d’entreprise de ceux qui font circuler des enveloppes brunes dans les mains des législateurs pour obtenir des contrats alléchants. L’enfer, n’en déplaise à la bonne Marie, n’a rien d’un bassin de magma bouillonnant avec des petits démons sortis tout droit de l’imagination débridée de Jérôme Bosch. L’enfer, au Québec, c’est cette sauce douce-amer où nous mijotons tous dans une corruption banalisée, des leaders politiques émasculés, des histrions qui paraissent dans des émissions de variété afin de montrer d’autres talents que ceux qu’on leur prêtre dans l’envers interlope de la vie politique. Un tel participera aux Squelettes dans le placard, tel autre risquera une «toune» à un variété de TVA, d’autres iront «backbacher» immigrants, tapettes et B.S. au canal V. Voilà nos «âmes mortes» (paix à celle de Gogol qui savait si bien dénoncer l’impéritie des fonctionnaires d’État) qui s’agitent avec des animaux jamais vus jusqu’à ce jour sur la terre, grouillants, frémissants, transparents et, pourquoi pas? trans-lucides!

Ah! bien sûr! On pourrait, comme dans mon enfance, s’en remettre au Cœur immaculé de Marie, au Sacré-Cœur, et, canonisation du Frère André oblige, à saint Joseph, le petit Jésus dans ses bras. Mais je crains que ça ne soit suffisant. Même la prière à l'ouverture de toutes les séances du conseil municipal de Ville de Saguenay n’a pu lui épargner d’avoir un Jean Tremblay comme maire! On s’en remet alors à des sacro-saints Principes vagues à souhait. L’Économie de Jean Charest. La Souveraineté de Pauline Marois. La Solidarité d’Amir et de Françoise. Le Miracle beauceron de l’A.D.Q. (comme si le miracle beauceron était l'équivalent du miracle grec des Québécois!), et maintenant le Nationalisme économique de François Legault. Charest s'approprie le fait que le Québec a le mieux résister à la crise, alors que la crise n’est pas derrière mais devant nous. L’augmentation des prix à la consommation des biens courants (logement, nourriture, etc.) est en croissance accélérée; son incapacité, pour ne pas dire sa volonté de ne pas réaliser le nouveau CHUM (Centre hospitalier universitaire de Montréal) alors qu’il calcule la construction d’un aréna de spectacles pour Québec, montre la marge de ce qui sépare la capacité de payer de l’État Québécois de sa capacité à contenir la crise économique. La Souveraineté? Avec ou sans Association? Avec ou sans le passeport canadien? …Un chausson avec ça? La Solidarité? Celle des pauvres avec les riches? Puisque depuis la N.E.P. de Lénine, il faut bien admettre que ce n’est pas les ignorants qui peuvent planifier l’organisation d’un système économique, et surtout pas ses dirigeants politiques. Voici que la ligne juste se partage à son tour en plusieurs lignes, dont la plupart ramènent au point de départ. Si on ne connaît pas l’histoire politique du XXe siècle, alors on peut voter Québec Solidaire sans ressentir l’ombre d’un doute. L’A.D.Q. et la solution Legault: revenir à la politique de Duplessis de l’autonomie nationale? Pourquoi pas? Bébert, mon chat, tourne à une vitesse folle pour se rattraper la queue …qu’il ne rattrape jamais. Et il a l’air à trouver ça amusant.

Tout cela est lassant, tant depuis des décennies nous entendons toujours parler des mêmes choses et sommes toujours en présence d’un même personnel, vieilli, usé, abusé et cocufié. Des idées qui ont du poil en abondance et peu de sève en réserve. La gérontocratie des baby-boomers refuse de céder. Peut-être devrions-nous suivre l’exemple des jeunesses arabes et passer un bon coup de balai dans les rues de Québec, de Montréal et, tant à y faire, d’Ottawa. Cesser de nous heurter à une fausse démocratie qui érige le principe du vote populaire pour dresser le mur sacré de la légitimité entre le peuple et ses élus. Jean-Jacques Rousseau considérait les Anglais comme étant le peuple le plus stupide de la terre car, après avoir détenu toute la légitimité du pouvoir entre ses mains pendant quelques jours, il le livrait (il se livrait) pieds et poings liés à des représentants qui s’empresseraient d’en user pour leurs intérêts. Faut-il croire que nous sommes aussi bêtes que ces Anglais?⌛

Montréal,
21 février 2011

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